Le programme d’appui à la contractualisation des relations public- privé dans le secteur de la santé au Cameroun participe de la volonté gouvernementale d’améliorer, de rendre plus accessible et de pérenniser l’offre de soins du pays, en particulier du sous- secteur privé à but non lucratif. Le Ministère de la Santé publique poursuit l’objectif de développer un partenariat avec le secteur privé en vue d’améliorer le fonctionnement et la viabilité financière des services de santé.

Le Programme poursuit la réalisation des activités articulées autour des axes ci après:

Axe1: L’appui à la remise à niveau et à la restructuration des structures de santé privées à but non lucratif dans le cadre du C2D ;

Axe2: La mise en place de la politique partenariale et du cadre institutionnel et contractuel avec le secteur privé non lucratif ;

Axe3: La mise en place d’un cadre institutionnel de concertation et de dialogue permanents des acteurs du secteur privé de la santé.

 

Le secteur privé à but non lucratif représente la majeure partie de l’offre de soins du secteur privé au Cameroun. Sa complémentarité avec le secteur public est indéniable : à l’échelon des districts par exemple, le non lucratif et le public reçoivent 67% de l’ensemble des recours à la consultation moderne. Cette force et cette complémentarité reposent sur une longue histoire de soins de santé au Cameroun où le secteur non lucratif représente, par sa présence géographique diversifiée et son importance dans l’offre sanitaire, un service incontournable auprès des populations du pays. Pour cette première phase, l’appui à la contractualisation du partenariat s’est concentré sur les trois principaux acteurs structurés du secteur privé à but non lucratif. Il s’agit des structures que sont l’Organisation Catholique de la Santé au Cameroun (OCASC), le Conseil des Eglises Protestantes du Cameroun (CEPCA), ainsi que la Fondation Médicale Ad LUCEM au Cameroun (FALC).

 

Un groupe de travail mixte, composé de deux (02) représentants du Ministère de la Santé Publique et d’un (01) Représentant de chaque partenaire privé non lucratif, est chargé de suivre, orienter et opérationnaliser le processus de contractualisation.

Ce groupe sera appuyé d’une Unité Technique qui sera mise en place par un accord entre les parties prenantes (Ministère de la Santé Publique et les trois réseaux de prestataires privés) pour mettre à la disposition des acteurs concernés l’expertise nécessaire dans les différents domaines pour leur permettre d’animer et de dynamiser le processus de contractualisation.

L’Unité Technique sera composée d’un (01) représentant de chaque prestataire privé et éventuellement d’un (01) observateur du Ministère de la Santé Publique. Ces représentants travailleront pour l’Unité Technique, tout en restant basés à l’organisation qu’ils représentent. Chacun d’eux sera, au sein de son institution, le « point focal » contractualisation et partenariat.